Retour au blog
SEO Netlinking Suisse romande

Backlinks : ceux qui comptent vraiment pour une PME suisse

Carlos Silva 13 octobre 2026 8 min

Le 13 octobre 2026, nous avons contrôlé lien par lien ce que quatre annuaires suisses gratuits transmettent à un site : local.ch, search.ch, kouik.ch et ProvenExpert passent tous un lien suivi par Google. Des plateformes d'agences internationales comme Clutch le neutralisent au contraire en nofollow (relevé Webie du 6 septembre 2026). Pour une PME romande, les premiers backlinks utiles sont donc gratuits et suisses. Les suivants viennent de ses fournisseurs, de ses associations et de la presse locale. Les acheter, Google le range parmi les pratiques de spam.

Un backlink est un lien sur un autre site qui renvoie vers le vôtre. Pour Google, c'est un indice que quelqu'un d'extérieur vous juge digne d'être cité. Un lien depuis le site d'une association cantonale ou d'un journal régional dit à peu près ceci : cette entreprise existe, elle travaille dans la région, on la connaît.

Tous les liens ne se valent pas, et un détail technique fait la différence : l'attribut rel dans le code du lien. Google écrit qu'un lien ordinaire, sans attribut, est suivi normalement. Un lien marqué nofollow, sponsored ou ugc n'est en général pas suivi. Il peut vous amener des visiteurs, il ne vous fait pas monter.

Pour un petit site bien construit, c'est souvent ce qui manque. Le site est rapide, les textes sont bons, et pourtant il reste en deuxième page : personne d'autre sur le web ne parle de lui. Les liens sont le dernier des chantiers du guide pour optimiser son référencement en Suisse, parce qu'ils ne paient que si les fondations tiennent.

02

Quels annuaires suisses donnent un lien suivi ?

Mesuré sur nos propres fiches, pas recopié d'une liste.

Les listes d'annuaires qui circulent disent rarement si le lien compte. Nous avons ouvert le code de nos propres fiches et lu l'attribut de chaque lien vers notre site. Le résultat va contre l'intuition : les deux grands annuaires suisses passent le lien, les plateformes internationales d'agences ne le passent pas.

Annuaire Lien vers le site Pour Google Contrôlé le
local.ch Oui, sur la fiche Suivi (aucun nofollow) 13.10.2026
search.ch Oui, deux liens sur la fiche Suivi (aucun attribut) 13.10.2026
kouik.ch Oui, sur la page du canton Suivi (aucun attribut) 13.10.2026
ProvenExpert (offre gratuite) Oui, bloc « Site web » Suivi ; prise de rendez-vous en nofollow 13.10.2026
Clutch Oui, via une redirection nofollow 06.09.2026
Sortlist Aucun lien vers le site Pas de lien 06.09.2026
Infomaniak, agences partenaires Oui nofollow 06.09.2026

Les quatre premiers sont gratuits. Sur local.ch et search.ch, la fiche de base suffit ; elle sert aussi votre fiche Google Business Profile, car Google compare votre nom, votre adresse et votre téléphone d'un site à l'autre. Sur kouik.ch, le guide de l'internet romand, l'inscription gratuite passe par une modération, et le lien apparaît sur la page de votre canton, qui est indexable. ProvenExpert inclut le lien dans son offre gratuite ; ce que les formules payantes ajoutent, c'est le badge, pas le lien.

Les limites de ce relevé

Nos fiches seulement, un passage par annuaire, sans garantie que ça dure. La preuve : le 6 septembre, local.ch marquait le lien rel="follow" ; le 13 octobre, l'attribut avait changé pour noopener noreferrer. Le lien reste suivi, mais rien n'empêche un annuaire de passer en nofollow demain. Revérifiez une fois par an.

03

Comment savoir si un lien compte, en 30 secondes ?

Avant de payer une cotisation, une fiche ou un partenariat.

Pas besoin d'outil. Ouvrez dans Chrome la fiche d'un membre déjà inscrit, la vôtre ou celle d'un concurrent, et faites ces trois gestes.

  • 1. Clic droit sur le lien vers le site, puis « Inspecter ». Le code du lien s'affiche en surbrillance.
  • 2. Lisez ce qui suit rel=. Si vous voyez nofollow, sponsored ou ugc, le lien ne vous fera pas monter. S'il n'y a pas de rel, ou seulement noopener et noreferrer, il compte.
  • 3. Vérifiez que la page elle-même est visible par Google. Faites Ctrl+U (Cmd+Option+U sur Mac) et cherchez « noindex ». Un lien suivi sur une page exclue de Google ne sert à rien.

Ce contrôle nous a évité plus d'une dépense. Un label suisse nous proposait une fiche à quelques centaines de francs par an : les fiches de ses membres étaient en noindex. Un programme de partenaires bien connu affichait un beau logo, avec un lien en nofollow. Les deux peuvent valoir leur prix pour la confiance ou les demandes qu'ils amènent. Pas pour le référencement.

Pour l'analyse des backlinks que vous avez déjà, le rapport « Liens » de Google Search Console suffit : il liste les sites qui renvoient vers vous, tels que Google les a vus. Notre guide de l'audit SEO explique où le trouver et quoi y regarder.

Les guides français parlent d'articles invités et de campagnes d'e-mails. Pour un menuisier de la Broye ou une fiduciaire de Neuchâtel, les liens les plus faciles sont plus proches. Ils viennent de gens qui vous connaissent déjà.

  • 1. Vos fournisseurs et les marques que vous posez. Beaucoup ont une page « revendeurs » ou « installateurs agréés ». Demandez à y figurer avec un lien. C'est le lien le plus pertinent possible : il vient de votre métier.
  • 2. Votre association professionnelle et votre chambre de commerce. La plupart publient un annuaire des membres. Vérifiez avec la méthode ci-dessus que le lien est suivi, puis complétez la fiche.
  • 3. La presse de votre région, avec une vraie nouvelle. Un nouvel apprenti, un chantier visible, un anniversaire d'entreprise, un engagement dans le club du village. Les journaux régionaux vivent de ces sujets, et leur article en ligne cite souvent votre site.
  • 4. Les mentions sans lien. Cherchez le nom de votre entreprise dans Google en excluant votre site ("Nom de l'entreprise" -site:votresite.ch). Quand un club, une commune ou un partenaire vous cite sans lien, un e-mail poli suffit souvent à l'obtenir.

Mon conseil : demandez au moment où la relation est chaude. Le jour où un fournisseur vous félicite pour un chantier, le jour où le club vous remercie pour le sponsoring. Une demande de lien arrive alors comme un service rendu, pas comme une sollicitation de plus.

La règle de Google, mise à jour le 28 août 2026, range parmi le spam de liens « l'achat ou la vente de liens à des fins de classement », les échanges de liens excessifs, les liens depuis des annuaires de mauvaise qualité et les ancres optimisées dans des articles invités. Un lien payé est accepté s'il porte rel="sponsored" ou rel="nofollow". Autrement dit : un lien acheté honnêtement ne transmet rien, et un lien acheté qui transmet quelque chose enfreint la règle.

Le marché romand n'arrange rien. Il n'existe pas de place de marché suisse du lien comme en France : les plateformes françaises ont peu de sites romands, et ce qu'elles proposent est souvent faible. Sur l'une d'elles, le 25 septembre 2026, nous avons relevé un réseau de sites du même éditeur aux noms du type « métier + romand.ch », vendus 10 à 30 euros le lien, sans trafic Google mesurable. Un lien posé sur un site que Google ne montre à personne ne vous amène aucun visiteur, et rien ne dit qu'il pèse quoi que ce soit. Nous n'y avons rien acheté.

Un article sponsorisé dans un journal régional peut valoir son prix, pour les lecteurs qu'il vous amène. Achetez cette visibilité-là, en sachant que le lien sera marqué sponsorisé. N'achetez pas un lien pour le lien.

Les annuaires génériques étrangers, ceux qui acceptent n'importe qui, Google les cite en toutes lettres comme source de liens de mauvaise qualité. Les commentaires de blog et les forums donnent des liens presque toujours marqués ugc ou nofollow. Les échanges « je mets ton lien, tu mets le mien » entre partenaires sans rapport sont l'exemple même que donne Google. Et Clutch ou Sortlist peuvent vous apporter des demandes, mais dans notre relevé, aucun lien suivi.

Dernier piège, celui qui nous a coûté le plus de temps : croire qu'un formulaire envoyé est une fiche en ligne. Trois profils que nous avions soumis en juin n'étaient toujours pas publiés trois mois plus tard. Personne ne nous avait prévenus. Après chaque inscription, notez la date et revenez vérifier, dans la recherche de l'annuaire, que la fiche existe.

Ce travail fait partie de notre référencement naturel pour PME : les liens se prennent un par un, chez des sites suisses qui ont une raison de parler de vous, sans promesse de nombre par mois.

Questions fréquentes sur les backlinks

Qu'est-ce qu'un backlink ?
C'est un lien placé sur un autre site qui renvoie vers le vôtre. Google s'en sert comme d'une recommandation : un site sérieux qui parle de vous lui indique que vous existez et que vous êtes fiable. Un lien sans attribut rel est suivi par Google ; un lien marqué nofollow, sponsored ou ugc ne l'est généralement pas.
local.ch donne-t-il un backlink ?
Oui. Sur la fiche gratuite que nous avons contrôlée le 13 octobre 2026, le lien vers le site porte seulement rel="noopener noreferrer", sans nofollow, et la page est indexable. search.ch, kouik.ch et l'offre gratuite de ProvenExpert passent eux aussi un lien suivi.
Comment analyser ses backlinks gratuitement ?
Dans Google Search Console, ouvrez le rapport « Liens ». La colonne « Principaux sites associés » liste les domaines qui renvoient vers vous et le nombre de liens de chacun. C'est la liste que Google a vue, ce qui suffit à une PME. Les outils payants comme Ahrefs ou Semrush servent surtout à regarder les liens de vos concurrents.
Est-il risqué d'acheter des backlinks ?
Google classe l'achat et la vente de liens destinés au classement parmi ses pratiques de spam. Un lien payé n'est accepté que s'il est marqué rel="sponsored" ou rel="nofollow", et il ne transmet alors plus de valeur. Le risque est de perdre l'avantage de ces liens, ou pire, une action manuelle sur votre site.
Un lien nofollow ne sert-il à rien ?
Il ne fait pas monter votre site dans Google, mais il peut vous amener des visiteurs et des demandes. Une fiche Sortlist ou Clutch, sans lien suivi, reste utile si des clients vous y trouvent. Il faut simplement ne pas la payer en croyant acheter du référencement.

Savoir qui parle de vous sur le web

On regarde quels sites renvoient vers le vôtre, lesquels comptent, et les fiches suisses qui manquent. Sans vous vendre de liens.

Sources

  • Google Search Central, règles relatives au spam (mise à jour du 28 août 2026) : section sur le spam de liens
  • Google Search Central, qualifier les liens sortants : nofollow, sponsored, ugc et liens sans attribut
  • Relevé Webie du 13 octobre 2026 : attribut rel et indexation des liens vers webie.ch sur local.ch, search.ch, kouik.ch et ProvenExpert
  • Relevé Webie du 6 septembre 2026 : Clutch, Sortlist, programme de partenaires Infomaniak
  • Relevé Webie du 25 septembre 2026 : offre de liens suisses sur une plateforme de vente de liens
Carlos Silva

Carlos Silva

Fondateur de Webie

Ancien admin systèmes et infrastructure, reconverti dans le marketing digital et l'IA. J'aide les PME suisses à obtenir des résultats avec leur présence en ligne.