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Contenu généré par IA : Google exige maintenant une relecture humaine

Carlos Silva 9 octobre 2026 5 min

Le 1er octobre 2026, Google a ajouté une règle à sa documentation sur les contenus produits avec l'IA : il est « critique » de vérifier les faits et de relire à la main tout contenu généré par IA avant de le publier, balises title, meta descriptions, données structurées et textes alternatifs des images compris (Google Search Central, Search Engine Roundtable, PPC Land). La même semaine, sa page sur le contenu utile a reçu quatre critères de qualité et une mise en garde contre les faux profils d'auteurs. Rien n'est interdit, mais la règle est maintenant écrite.

Réponse rapide

Vous pouvez continuer à écrire avec ChatGPT. Google demande qu'une personne relise avant la mise en ligne, et pas seulement le texte de la page : aussi le titre qui s'affiche dans Google, la description, les données structurées et le texte des images. Commencez par les pages qui contiennent un chiffre, un prix ou une promesse.

Qu'a écrit Google sur l'IA le 1er octobre ?

La page s'appelle « Using generative AI content on your website ». Elle existait déjà, et sa position de fond ne bouge pas : Google ne pénalise pas un texte parce qu'il a été écrit avec une IA. Ce qui change, c'est la section sur l'exactitude, où trois phrases ont été ajoutées.

La première donne la raison : les modèles d'IA « ne retrouvent pas des faits, ils prédisent une suite de mots probable » à partir de ce qu'ils ont appris. D'où des erreurs qui ont l'air vraies, que Google appelle par leur nom, les hallucinations. La deuxième pose la règle : relire et vérifier à la main tout contenu généré, avant publication. La troisième étend cette relecture aux métadonnées, parce qu'elles « peuvent apparaître dans les résultats de recherche ».

Google dit avoir simplement aligné sa documentation sur ce qu'il présente aux développeurs. Pour une PME, c'est surtout une consigne écrite, à montrer à un prestataire.

Pourquoi Google cite-t-il la balise title et le texte des images ?

Parce que personne ne les relit. Un gérant relit le texte de sa page d'accueil. Il ne lit presque jamais le titre bleu que cette page affiche dans Google, et encore moins le texte alternatif de ses photos, qui ne se voit que dans le code source.

Mon avis

Les outils d'IA font partie de notre façon de travailler, je ne vais pas prétendre le contraire. Ce que la relecture attrape chez nous, c'est rarement le texte de la page. En septembre, sur le site d'un client, des textes alternatifs générés affirmaient qu'une maison en photo avait été financée grâce à lui, dans une région précise. La photo venait d'une banque d'images. Personne ne l'avait vu, parce que personne ne lit un attribut alt. On en a corrigé sur sept pages.

Les données structurées posent le même problème, en plus gênant. Ce sont elles qui donnent à Google vos horaires, vos prix ou votre note moyenne. Imaginez une note de 4,9 sur 5 ajoutée par un générateur de code et oubliée là : c'est une information fausse que Google peut afficher sous votre nom.

Effort, originalité, exactitude : ce que notent les évaluateurs de Google

La deuxième page modifiée, « Creating helpful, reliable, people-first content », est datée du 5 octobre. Elle définit d'abord le contenu principal : toute partie de la page qui l'aide directement à remplir son but. Puis elle liste quatre qualités regardées par les évaluateurs de Google, les personnes qui notent des pages pour l'aider à régler ses systèmes.

Critère Ce que Google en dit
Effort La part de travail humain dans le contenu, ou dans le système qui le produit.
Originalité Une information ou un point de vue que les autres pages n'apportent pas.
Talent ou compétence Le savoir-faire qu'il faut pour vraiment satisfaire le visiteur.
Exactitude Pour une page qui informe, des faits justes.

Source : Google Search Central, page sur le contenu utile, mise à jour du 5 octobre 2026 (traduction libre).

La même page ajoute un exemple de tromperie : fabriquer des profils d'auteurs, avec une photo générée par IA, un nom inventé ou de faux diplômes. Google écrit que toute tromperie rend une page indigne de confiance, pour les lecteurs comme pour ses systèmes automatiques. Si votre blog est signé « Sophie, experte marketing » et que Sophie n'existe pas, vous êtes dans le cas décrit.

Que faire lundi si vos pages sont écrites avec l'IA ?

Faites d'abord la liste des pages écrites ou réécrites avec une IA, et commencez par celles qui contiennent un chiffre, un prix, un délai ou une promesse. C'est là qu'une hallucination coûte cher, face à un client.

Regardez ensuite ce que Google affiche. Tapez « site:votredomaine.ch » dans Google et lisez les titres et les descriptions de vos pages. Puis ouvrez une page, clic droit, « Afficher le code source », et cherchez « alt= » : chaque texte doit décrire la photo, rien de plus. Une phrase qui affirme un fait sur une image achetée est à réécrire.

Vérifiez vos auteurs. Un article signé doit l'être par une personne réelle, avec une page qui dit qui elle est.

Enfin, si un prestataire produit vos textes, demandez-lui qui relit avant la mise en ligne. Une réponse vague est déjà une réponse. Si vos positions ont bougé ces dernières semaines, relisez aussi notre article sur la mise à jour anti-spam de septembre, qui vise justement les pages produites en série sans rien apporter. Et pour faire relire tout le site, titres et données structurées compris, c'est le travail de fond de notre offre de référencement naturel.

Questions fréquentes sur Google et le contenu IA

Google pénalise-t-il un texte écrit avec ChatGPT ?
Non. Sa page sur l'IA générative le dit toujours : ce qui compte, c'est la qualité et l'exactitude du contenu, pas l'outil. Ce que Google sanctionne, c'est la publication de pages en série pour manipuler le classement sans rien apporter au lecteur, avec ou sans IA.
Faut-il écrire sur la page qu'un humain l'a relue ?
Google ne le demande pas. Sa consigne porte sur la relecture avant publication, pas sur une mention à afficher. Une page signée par une vraie personne, qui cite ses sources quand elle avance un chiffre, en dit plus qu'une étiquette.
Ces règles valent-elles pour un site suisse en français ?
Oui. C'est la documentation générale de la recherche Google, valable pour tous les sites et toutes les langues. Elle n'est liée à aucune mise à jour de l'algorithme : c'est la règle écrite, celle qui sert aussi de référence aux évaluateurs de Google.

Qui relit vos pages ?

On relit les titres, les descriptions, les textes des images et les données structurées de votre site, et on vous dit ce qui est faux ou inventé.

Carlos Silva

Carlos Silva

Fondateur de Webie

Ancien admin systèmes et infrastructure, reconverti dans le marketing digital et l'IA. J'aide les PME suisses à obtenir des résultats avec leur présence en ligne.