Retour au blog
SEO Check-list Suisse romande

SEO on-page : la check-list, testée sur 576 sites romands

Carlos Silva 15 octobre 2026 8 min

Le 15 octobre 2026, nous avons lu la page d'accueil de 576 fiduciaires de Suisse romande. 36 % n'ont pas de meta description, 28 % n'ont aucun titre H1 dans leur code, et une sur huit a une balise title qui commence par « Accueil », « Home » ou « Bienvenue ». Le SEO on-page, c'est ce qui se règle sur la page elle-même : le titre que Google affiche, le texte dessous, les intertitres, le texte des images. Ces réglages ne coûtent rien, et une bonne partie des sites romands les rate.

Réponse rapide

Sur chaque page importante, vérifiez cinq choses : une balise title qui dit le service et la ville, une meta description écrite pour donner envie de cliquer, un seul H1 qui annonce le sujet, un texte alternatif sur les images qui comptent, et une balise canonical. Le contrôle se fait sans outil payant, avec Ctrl+U et une recherche site:votresite.ch dans Google. La méthode complète est en fin d'article.

01

Qu'est-ce que le SEO on-page, et ce qu'il n'est pas ?

La partie du référencement qui dépend uniquement de vous.

Le SEO on-page regroupe tout ce que Google lit sur la page pour comprendre de quoi elle parle : la balise title, la meta description, les titres H1 et H2, le texte, le texte alternatif des images, les liens vers vos autres pages et quelques lignes de code invisibles. Le SEO off-page, c'est le reste, surtout les backlinks qui comptent pour une PME suisse, c'est-à-dire les sites qui parlent de vous.

L'on-page ne fait pas monter un site à lui seul. En revanche, il décide de ce que le client voit dans Google avant de cliquer. Un title « Accueil » affiché sous le nom de votre fiduciaire ne dit à personne que vous tenez des comptabilités à Morges. C'est le chantier le moins cher du référencement.

02

Ce que montrent 576 sites de fiduciaires romandes

Relevé du 15 octobre 2026, page d'accueil de chaque site.

Les guides sur le sujet prennent des exemples inventés : une boutique de chaussures, une recette de gâteau. Nous avons préféré regarder de vrais sites suisses. Nous sommes partis des fiduciaires inscrites au registre du commerce dans les six cantons romands, et avons gardé celles qui affichent un site sur leur fiche Google. Sur 609 sites, 576 ont répondu. Pour chacun, un script a lu le code de la page d'accueil.

Ce qui manque Part Sites
Pas de meta description 36 % 208 sur 576
Aucun titre H1 dans le code 28 % 160 sur 576
Plusieurs titres H1 23 % 130 sur 576
Title qui commence par « Accueil », « Home » ou « Bienvenue » 13 % 76 sur 576
Title qui ne nomme ni la ville, ni le canton, ni la Suisse 57 % 327 sur 576
Images au texte alternatif vide ou absent 47 % 2'767 sur 5'857 images
Pas de balise canonical 22 % 129 sur 576

Ce sont des cabinets qui connaissent leur métier. Le site a souvent été livré ainsi, et personne n'en a rouvert le code depuis. Un des titres relevés est encore « Home | My Website », le texte par défaut d'un modèle de site.

Les limites de ce relevé

Une seule page par site, l'accueil. Le code a été lu tel que le serveur l'envoie, sans exécuter JavaScript : un site qui construit sa page dans le navigateur peut avoir un H1 que le script ne voit pas. Pour les images, un texte alternatif vide est compté avec un texte absent, alors qu'une image purement décorative peut légitimement rester vide. Un seul métier, enfin : les fiduciaires, choisies parce que leurs clients sont aussi des PME.

03

Que mettre dans la balise title de chaque page ?

Le titre bleu dans Google, le réglage qui pèse le plus.

La balise title est le titre cliquable que Google affiche dans ses résultats. Google le construit à partir de plusieurs sources : la balise title en tête de liste, puis le titre visible de la page et le H1. Sa documentation déconseille nommément les titres vagues comme « Home » sur une page d'accueil, et les titres identiques d'une page à l'autre.

Un bon title dit ce que vous faites et où, dans cet ordre : « Fiduciaire à Morges, comptabilité et impôts pour PME ». Dans notre relevé, 57 % des titles ne nomment ni la ville, ni le canton, ni la Suisse. Or vos clients tapent « fiduciaire Morges », pas « bienvenue chez nous ». Le nom de la ville, c'est ce qui vous fait sortir devant un cabinet genevois quand le client cherche à Morges.

Sur la longueur, Google ne fixe aucune limite : il coupe le titre selon la largeur de l'écran. Les « 65 caractères » qu'on lit partout ne viennent pas de Google. Visez environ 50 à 60 caractères et mettez l'important au début. Dans notre relevé, un title sur quatre dépasse 60 caractères, et un sur trois fait moins de 30, souvent le seul nom de l'entreprise.

Un détail que les guides français oublient : inutile de finir chaque title par le nom de l'entreprise et sa forme juridique. Google affiche déjà le nom du site sur la ligne au-dessus du titre bleu. Sur webie.ch, nous avons retiré « | Webie » de tous nos titres pour cette raison, et la place libérée sert au service et à la ville.

04

La meta description sert-elle encore à quelque chose ?

Elle ne fait pas monter, elle fait cliquer.

La meta description est le texte de deux lignes sous le titre bleu. Google écrit qu'il l'utilise « parfois », quand elle décrit la page mieux qu'un extrait du contenu. Le reste du temps, il prend une phrase de la page. Elle ne compte pas pour le classement, mais c'est votre argument pour obtenir le clic.

Sur 576 sites, 208 n'en ont pas. Google choisit alors lui-même ce qu'il montre, parfois un bout du menu ou une mention de cookies. Écrivez-en une par page importante : ce que vous faites, pour qui, et une raison de vous appeler. Google déconseille aussi la même description sur toutes les pages, une erreur fréquente sur les sites livrés avec un modèle.

05

Combien de titres H1 sur une page ?

Un seul, qui annonce le sujet.

Le H1 est le grand titre de la page, celui que le visiteur lit en arrivant. Dans notre relevé, deux cas reviennent aussi souvent l'un que l'autre : 28 % des pages d'accueil n'en ont aucun, et 23 % en ont plusieurs. Le premier cas vient souvent d'un grand titre posé en image, ou stylé en gros sans être déclaré comme titre. Le second vient d'un thème qui met le logo, le slogan et le titre de chaque bloc en H1.

Google sait lire une page à plusieurs H1, ce n'est pas une faute grave. Mais un seul H1 clair, qui reprend le service et la ville, aide le visiteur autant que Google. Les intertitres H2 découpent ensuite la page par question : vos prestations, vos prix, votre zone. Mon conseil : relisez vos H2 sans le texte autour. S'ils racontent la page à eux seuls, ils font leur travail.

06

Comment remplir le texte alternatif des images ?

Décrire l'image, pas empiler des mots-clés.

Le texte alternatif (l'attribut alt) décrit une image à ceux qui ne la voient pas : les personnes malvoyantes et Google. Google dit s'en servir, avec l'analyse de l'image elle-même, pour comprendre ce qu'elle montre. Il demande aussi de ne pas le remplir de mots-clés, ce qui peut faire passer le site pour du spam.

Sur les 5'857 images des pages relevées, 47 % n'ont pas de texte alternatif utile. Ne les reprenez pas toutes. Commencez par celles qui portent une information : la photo de l'équipe devant les bureaux, le logo, le portrait de l'associé. « Équipe de la fiduciaire devant le bureau de Bulle » suffit. Les icônes et les fonds décoratifs peuvent rester vides.

07

Les quatre lignes de code qu'on oublie

Invisibles pour le visiteur, lues par Google.

  • 1. La balise canonical. Elle indique à Google l'adresse officielle de la page, quand la même page existe en plusieurs versions (avec et sans www, avec un paramètre de suivi). 22 % des sites relevés n'en ont pas.
  • 2. La langue de la page. L'attribut lang sur la balise html dit à Google et aux lecteurs d'écran que la page est en français. 7 % des sites ne le déclarent pas. Sur un site bilingue, à Fribourg ou à Bienne, chaque version doit déclarer sa langue et pointer vers l'autre.
  • 3. La balise viewport. Sans elle, le téléphone affiche la version ordinateur en tout petit. 6 % des sites relevés n'en ont pas.
  • 4. Les données structurées. Un bloc de code qui donne à Google votre adresse, votre téléphone et vos horaires. La moitié des sites relevés en ont un. Pour un commerce local, il doit reprendre exactement le nom, l'adresse et le téléphone de votre fiche Google.

Ces lignes ne se voient pas à l'écran, c'est pour ça qu'on les oublie. Le point 2 de la check-list suivante les contrôle en une minute.

08

La check-list on-page en dix minutes

Sans outil payant, page par page.

  • 1. Tapez site:votresite.ch dans Google. Vous voyez vos pages telles que Google les montre. Un titre « Accueil », deux titres identiques ou un texte de cookies sous le titre bleu : notez la page.
  • 2. Ouvrez la page et faites Ctrl+U (Cmd+Option+U sur Mac). Cherchez avec Ctrl+F : <title, name="description", <h1, canonical, lang=, viewport. Chacun doit apparaître une fois.
  • 3. Lisez le title et le H1 à voix haute. Disent-ils le service et la ville ? Si un client ne comprend pas ce que vous faites en les entendant, réécrivez-les.
  • 4. Cherchez alt="" dans le code. Pour chaque image qui porte une information, écrivez une description courte.
  • 5. Passez la page dans le test des résultats enrichis de Google. Il dit si vos données structurées sont lues, et lesquelles.

Commencez par l'accueil, puis vos pages de services, celles qui doivent vous amener des clients. Les mentions légales peuvent attendre. Si la liste des corrections s'allonge, notre guide de l'audit SEO d'un site web aide à les classer par ordre d'importance.

Dans notre service de référencement naturel, on commence par là : avant de chercher des liens ou d'écrire des articles, on s'assure que chaque page dit clairement à Google ce qu'elle propose et où.

Questions fréquentes sur le SEO on-page

Qu'est-ce que le SEO on-page ?
C'est tout ce qui se règle sur la page elle-même pour que Google comprenne de quoi elle parle et donne envie de cliquer : la balise title, la meta description, les titres H1 et H2, le texte, le texte alternatif des images, les liens internes et quelques lignes techniques. Le SEO off-page, lui, regroupe ce qui se passe ailleurs, surtout les liens d'autres sites vers le vôtre.
Quelle longueur pour une balise title ?
Google n'impose aucune limite : il coupe le titre affiché selon la largeur de l'écran. En pratique, visez environ 50 à 60 caractères et placez le service et la ville au début, pour qu'ils restent visibles même si la fin est coupée.
La meta description aide-t-elle à se positionner ?
Non, elle ne fait pas monter la page. Google s'en sert parfois comme texte sous le titre bleu, quand elle décrit mieux la page qu'un extrait du contenu. Elle sert donc à convaincre de cliquer. Écrivez-en une différente par page, au moins pour l'accueil et les pages de services.
Peut-on avoir plusieurs H1 sur une page ?
Google sait lire une page qui en a plusieurs. Le problème est ailleurs : quand le logo, le menu et un slogan sont tous en H1, plus rien n'indique le sujet principal. Un seul H1 clair, qui dit le service et le lieu, reste la solution la plus simple.
Faut-il un outil payant pour vérifier le SEO on-page ?
Non, pour un site de PME. L'affichage du code source (Ctrl+U), la recherche site:votresite.ch dans Google et l'outil de test des résultats enrichis de Google suffisent à faire le tour d'une page en dix minutes.

Savoir ce que Google voit de vos pages

On relit vos titres, vos descriptions et vos H1 page par page, et on vous dit lesquels coûtent des clics.

Sources

Carlos Silva

Carlos Silva

Fondateur de Webie

Ancien admin systèmes et infrastructure, reconverti dans le marketing digital et l'IA. J'aide les PME suisses à obtenir des résultats avec leur présence en ligne.